Atelier du 26 juin 2016

Ce stage a, une nouvelle fois était intense et très dense.

Une aventure où chacun a pu explorer les multiples facettes de son être et où le groupe prend toute son importante à la fois en tant que révélateur d'un état mais aussi en tant que canalisateur.

 

J'aurai pu proposer à ce groupe, une balade champêtre à travers ce joli bois, des jeux simples et amusants, des instants de partage agréables et joyeux...

Mais pour moi, cela aurait été trop facile !

C'est mal me connaître !

 

Après un recentrage et un retour au calme par des exercices simples de respiration et de Qi Gong, petits jeux de connexion par deux afin que chacun se présente et que la cohésion du groupe se créé.

J'ai proposé à chacun stagiaire d'identifier la part blessée à accueillir et à apaiser.

Cet exercice mettait en avant qu'il est souvent difficile de faire le point sur son état. D'être au clair avec ce qui nous traverse. De prendre ce temps pour soi afin de faire le tri émotionnel.

 

En me connectant au groupe, l'idée saugrenue m'est venue de l'emmener faire un petit tour dans un lieu de "décharge", loin d'être agréable, autant dans l'énergie que dans le visuel.

Alors pas évident ! Mais c'était trop fort pour l'éviter.

 

L'idée, était avant tout de faire remonter le désordre intérieur, afin de mieux faire le ménage.

Ce lieu était parfait. 

Parce que pour moi, on ne peut se nourrir de belles choses si on baigne dans le "souffre".

Ca dégueule de partout et cela ne nourrit pas. On passe un bon moment et après ?

 

Pour se faire, ça devait remonter. Les énergies en présence y aidant, plus on résistait, plus c'était désagréable.

Je demandais à chacune de faire la danse du mal-être en choisissant un endroit où se déverser émotionnellement. Je sentais vraiment les structures des personnes qui bougeaient, qui se décollaient de l'intérieur, comme si toute la vase émotionnelle remontait en surface. 

Après un travail de groupe de diffusion sur une personne, j'ai pu identifier la thématique précise de ce stage : Nourrir son centre, faire vibrer son féminin sacré, le faire vivre et lui redonner tout son sens afin de trouver son propre pouvoir créateur et trouver sa voie.

 

Changement de lieu et d'énergies plus douces. Retour au calme et au jeu de façon ludique afin de retrouver un peu de légèreté.

Travail du funambule qui permet de trouver son équilibre à travers le déséquilibre en se connectant au ventre. Se faire confiance, tout en jouant. Sortir de sa zone de confort pour y retrouver du réconfort.

 

Je sentais qu'une personne était toute "collée" et étriquée de l'intérieur. Quand un maillon de la chaîne est cassé, le rouage de la cohésion du groupe en est affecté.

J'ai donc proposé à la personne un travail au centre du groupe afin qu'elle puisse accueillir, la tendresse et l'amour de ces femmes. C'est à ce moment là que la notion de partage prend tout son sens. Les coeurs s'ouvrent et la connexion s'établit.

Je voulais faire comprendre à chacune d'elles que parfois, une personne en souffrance qui s'isole ne reflète pas ce qu'elle est. Et qu'il n'est pas nécessaire de prendre personnellement ses comportements. Simplement en lui donnant de l'attention et de l'amour, suffit à l'apaiser et à s'ouvrir. Nous avons tous besoin d'amour mais sommes incapables de l'exprimer, ni d'en donner de façon spontanée comme peuvent le faire instinctivement nos jeunes enfants.

 

J'ai pu ensuite poursuivre l'aventure de façon plus joyeuse car elles étaient enfin réunies et connectées les unes aux autres. 

Un travail d'art terre-happy a permis de faire jaillir cette part délaissée depuis tant d'années. Ce féminin sacré saboté et mal aimé. Remplacé par la part maternelle envahissante car il est plus simple d'être aimé de nos enfants que de nous-mêmes. Alors, on se contente de peu. Hors, peu, ce n'est pas assez pour être heureux. 

L'analyse que j'ai pu faire de certaines créations a démontré que cette beauté intérieure pouvait émaner de l'extérieur si on lui faisait de la place. Si on la laisser vivre.

 

Face à cette prise de conscience, j'ai souhaité à ce qu'elles dansent ensemble la danse du féminin sacré sous le rythme aérien du "happy drum" et de chants chamaniques.

Quelle joie et satisfaction pour moi de les voir toutes rire et s'amuser, comme si chacune d'elles avait laisser les armes et s'était autorisé à aimer et à être aimée.

 

Après un cercle de paroles qui a permis de comprendre le processus de ce stage, chacune a pris ce qu'elle devait prendre. J'ai insisté sur le fait qu'il était inutile de chercher absolument à avoir la réponse à tout ce qui nous mettait en mouvement de l'intérieur. Car nul n'a toutes les réponses. 

Juste se laisser traverser par ce qui nous anime sans chercher à "mentaliser" ou à se psychanalyser.

Et les jours à venir démontreront que tous ces mouvements intérieurs vont mettre en scène d'autres acteurs et d'autres histoires dans leur vie.

Plus elles seront douces avec elles-mêmes, plus la vie sera douce avec elles aussi. C'est la loi de l'attraction.

 

Merci à chacune d'elles pour leur couleur et pour toute cette beauté qui les anime.

C'est toujours une joie pour moi de vivre ces moments de partage, denses en émotions et en vibrations.


Témoignages :

"Bonjour Peggy.

Je voudrais faire un retour sur le stage d’hier qui pour moi a été plus fort que le précédent. Je ne pensais pas qu’il me bouleverserait autant.

En effet, bien que je sois rentrée épuisée, je n’ai pas trouvé le sommeil aussi facilement et une grande partie du stage a beaucoup tourné dans ma tête.

Je suis aujourd’hui toute chamboulée, beaucoup de mal à revenir à la réalité (comme tes stages sur un week end ).

Cela m’a permis de faire encore tomber une couche ( décidément j’ai un sacré blindage ) et grâce à toi je vais encore avancer comme tu m’as aidé à le faire depuis quelques années.

Je te remercie pour cette après midi.

Se serait tellement bien si tu pouvais en refaire d’autres.

Je te souhaite plein de bonheur avec David et les enfants

je te fais pleins de bisous et MERCIIIII"

Marie-Sylvie.