Incarnation - Expérience chamanique : 25 octobre 2016

Il y a des livres qui parlent à votre âme et réveillent en vous quelque chose que vous saviez déjà mais qui ne vous apparaissait que sous forme de pièces détachées d’un puzzle.

 

Alors, il y a des nuits, quand votre ego agité fait une pose, où d’un seul coup, les pièces du puzzle, remontées en surface, vous apparaissent toutes réunies pour vous délivrer un message sous forme d’une fresque incroyable de la vie humaine.

 

Cette nuit, fait partie d’une de ces nuits.

Alors j’écris... Avant tout pour moi, pour mon compagnon et pour ceux, qui, irrésistiblement appelés par ce pavé de texte, le lira jusqu’au bout et peut-être aurons à leur tour, une étincelle...

Explorant depuis quelques temps les joies de la méditation liées à certains voyages chamaniques, j’ai réalisé combien il nous était vraiment douloureux de nous incarner physiquement dans nos corps. Ca, ce n’est pas un secret !

 

Mais nous dépensons une énergie incroyable à essayer de le sauver, d’apaiser ses souffrances sans trop comprendre pourquoi on n’y arrive pas plus que ça, malgré toute notre bonne volonté, non, CA NE MARCHE PAS ! Car dès qu’une pièce de notre mécanique va mieux, ça en est une autre qui défaille ! On n’y comprend plus rien !

 

On se dirige vers des médecines alternatives, qui faisaient effet un certain temps mais on finit par se rendre compte, que cela ne nous sauvera pas d’un mal qui nous ronge, souvent matérialisé à travers une saloperie tel que le cancer sous toutes ses formes diverses et variées.

Il existe de plus en plus de maladies auto-immunes aux noms bizarres, dont l’origine des symptômes reste inexpliquée.

Nous tolérons de moins en moins certaines nourritures, nous supportons de moins en moins le bruit, les ondes de nos ordinateurs, de nos téléphones portables, de baigner dans une masse humaine, les agressions verbales...

 

Notre vie d’avant nous apparaît aujourd’hui comme un véritable chaos alors que nous y avons rien changé ou juste tenté de l’améliorer. Comme si tout notre être se rebellait contre un système de vie qui dépasse notre conscience.

On se met donc à s’entourer instinctivement de choses et d’activités plus douces : On fait du yoga, on écoute de la musique relaxante, on va marcher dans la nature, on passe plus de temps à regarder nos animaux qui nous apaisent, on change nos tapisseries, on mange plus sainement, on créé notre petit potager, on s’entoure de personnes moins dépressives, on lit des livres sur le développement personnel, on change de métier ou de partenaire, on écoute un peu plus ce que nous raconte nos enfants, on s’écoute soi-même un peu plus, on prend plus le temps...

Tout ceci est déjà une prise de conscience énorme. Pour autant, vous savez que cela ne suffit pas. Vous restez intérieurement agités. Pourquoi ?

 

Parce qu’on passe son temps à aller chercher à l’extérieur ce que nous avons déjà à l’intérieur mais que nous n’arrivons pas à aller explorer en profondeur. Cela demande un courage incroyable que partir en quête de sa Vérité. Il faut alors prendre son sac à dos, avec à l’intérieur ; sa bonne volonté, du temps, de la patience, de la concentration et encore une dose de courage pour aller jusqu’au bout de ce qui nous traverse. De continuer le voyage malgré les rencontres terrifiantes avec nos monstres intérieurs.

Pour ceux qui ont déjà essayé les voyages chamaniques et la vraie voie de la méditation, vous comprendrez aisément qu’il existe en nous, une dimension que nous sommes loin de comprendre et de maîtriser.

Bon... Ca, la plupart qui lirons ce texte, savent déjà tout ça. Allons plus loin...

 

Je passais mon temps à fuir cette quête à travers les activités telles que la danse, le Qi Gong, la peinture, mon métier, la course à pieds, mes blablabla, mes relations intimes...

Parce que je les vivais de l’extérieur. Elles comblaient un vide inexplicable que je n’avais pas cerné. Pensant qu’en tant que thérapeute, j’avais tout compris et qu’il suffisait de le transmettre.

J’avais une énergie débordante pour faire tout ça et j’en étais fière !

Toujours créative, je m’inventais 10 000 façons de fuir. J’ai même été jusqu’à aller vivre en Bretagne pour y construire une yourte et accomplir mes rêves dedans !

Je me suis vite rendue compte que cette yourte, ce qu’il s’y vivait à l’intérieur avec toutes ces belles aventures humaines toutes plus intenses les unes que les autres, c’était exactement ce qui se vivait en moi.

Plus question de fuir. Tout se passe désormais ici et maintenant.

 

David et moi déployons tous nos outils pour développer cette magnifique activité que nous appelons la danse de l’Etre. Après chacun de ces ateliers, c’est à chaque fois pour moi, une remise en question intérieure. Comme une vague qui, d’un seul coup, balayait toutes mes croyances. Et à chaque fois, il y en a une qui explose contre un rocher. C’est à la fois libérateur et d’une sacrée puissance car ça me révèle toujours un peu plus à moi-même.

Lors de ces ateliers, je ne peux m’empêcher d’y intégrer cette voie chamanique de plus en plus forte qui me connecte à la fois à ce qui vit en moi grâce à un état de transe spontané déployé à travers la danse. Une connexion à une joie profonde qui jusqu’alors m’était inconnue.

Certains connaissent déjà cet état pour l’avoir connecté à travers la méditation, la biodanza, la diffusion, le yoga du rire et autres...

 

J’irai plus loin dans la compréhension de ce processus.

J’ai compris et expérimenté que l’outil de méditation permettait (entre autre) de revenir au corps, en plongeant notre conscience dans ses sensations afin de le libérer des mémoires cellulaires liées à notre passé (de notre naissance à nos vies ancestrales, mais aussi de nos ancêtres).

Ces mémoires cellulaires se révèlent sous forme d’agrégats émotionnels cachés derrière des cristallisations énergétiques, empêchant la libre circulation de l’énergie (sous toutes ces formes) dans le corps mais aussi autour de lui et à travers diverses dimensions.

Allons plus loin encore...

 

Fausses croyances :

J’ai observé que de plus en plus de personnes s’adonnaient à la méditation. Souvent pour fuir un état émotionnel trop envahissant et trop douloureux ou alors, au contraire, pour vite le laisser vivre en eux et enfin passer à autre chose.

Certains cherchent à ramener une forme de calme intérieur pour se connecter à cette présence divine puissante et douce, les envahissant de cet Amour incommensurable. C’est d’autant plus incroyable qu’ils ressentent physiquement cette sensation “divine” dans le corps. Alors ils cherchent à la reconnecter en permanence, les empêchant finalement de créer dans la matière.

Car cette source à laquelle nous nous connectons parfois lors de méditation, est là uniquement pour nous rappeler que nous avons décidé de jouer un rôle, celui d’un petit humain dans sa dimension à la fois la plus simple mais également la plus complexe.

 

A travers un de ces outils telle que la méditation, nous nous connectons à chacune de nos cellules vivantes et vibrantes, qui elles mêmes sont connectées à tout ce qui vit également autour de nous. A partir du moment où on AIME quelque chose ou quelqu’un, on fait partie de lui. Que ce soit une pierre, un animal, de la nourriture, notre partenaire, nos enfants, notre ami, notre voiture... Nous sommes de la pure matière composée d’atomes, eux-mêmes étant pure énergie. Cette énergie issue de l’univers. Imaginez tout ce que nous ressentons alors en nous, en étant connectés en permanence les uns aux autres...

Nous ressentons donc tout ce qui nous traverse. Et ce, de plus en plus. Et malheureusement, sans le comprendre, car nous sommes DUALITÉ. Mais surtout divisés et séparés.

 

Pour ma part, j’ai compris que notre quête de Vérité commençait par accepter de s’incarner :

UN-CAR-NAÎT. En avoir conscience, est une chose, puisqu’on peut désormais le lire dans beaucoup de livres spirituels ou sur le développement personnel.

Mais ACCEPTER cette vie humaine en est une autre.

Notre corps dégueule de souffrances. CORPS : K-HORS - K ou Kaph en lettre hébraïque : le corps de résurrection.

Ces souffrances peuvent être sourdes ou vives mais elles nous dépassent. Nous les dissocions automatiquement de ce qui se vit et de ce qui jouit en nous. Qu’on le veuille ou non, qu’on soit les pro de la méditation ou non, nous les subissons. Pourquoi ?

Parce que c’est dur d’être HUMAIN ! De vivre tout ça ! De supporter tout ceux qui ne veulent pas, qui ne comprennent pas, qui ne voient rien, qui n’entendent rien et ne ressentent rien et qui foutent le bordel sur cette belle terre ! Ca nous anime ! Ca nous dévore ! C’est dur de se sentir limité dans ce CORPS et ne pas pouvoir contrôler tous ceux qu’on prend pour des moutons ou des tièdes ! C’est dur de ne pas faire exploser tous ces lobbys de merde qui nous polluent dans tous les sens du terme !

Alors qu’on sent tout ce potentiel incroyable qui vibre en nous.

 

Mais s’incarner... C’est Aimer tout ça. Parce que ça fait partie de notre expérience à travers une réalité qui n’existe pas, créée de toute pièce pour nous pousser à aller voir en nous tout ce bordel déjà vécu à travers nos vies passées. Et oui, nous étions peut-être un dictateur, un violeur, un employé dans un abattoir, un tigre déchiquetant des bébés gazelles, un homme politique, une prostituée, un tueur en série... Qu’importe le rôle que nous incarnions pour nous pousser à CON-PRENDRE ce qui nous est offert pour évoluer. Tout ceci est inscrit dans nos cellules depuis la nuit des temps. Tout ça nous rend dingue.

 

Méditation chamanique :

La méditation telle que je l’ai comprise et ressentie dans toutes mes cellules, sous forme de voyage chamanique, c’est comme une danse intérieure avec toutes mes sensations corporelles (parfois sous forme de douleurs au début). Comme si toutes ces sensations se réunissaient en se donnant la main et dansaient ensemble pour ne faire plus qu’une seule et même sensation. LA SENSATION.

Pour moi, elle représente une belle et magnifique danseuse, telle une flamme en moi qui ondule sensuellement et qui se sent libre. Je me mets à l’aimer profondément et à la respecter parce qu’elle me parle. Elle finit par m’envahir et de sa grande bonté, m’exprime tout son amour.

Une fois cette danse “nuptiale” accomplie, il n’y a plus qu’à partir plus loin encore.

Mon Etre profond se sent séduit et appelé par LA SENSATION et finissent par danser ensemble et s’unir. Cet amour, finit par me connecter à la CRÉATION.

Ce qui m’a créé, ce que je créé en moi et ce que je créé autour de moi =

L’UNITÉ : UNI - T ou THEI - en lettre hébraïque - la puissance des profondeurs

 

J’ai compris qu’en aucun cas je ne devais la dissocier de ce que je suis également à l’extérieur. De ce qui me limite dans ce corps dans la création de ma vie.

CETTE SENSATION connectée à mon ETRE PROFOND doit faire partie de moi dans mon quotidien. Elle vibre en moi et marche à mes côtés. Me sentant profondément accueillie dans ce que j’aurai pu être de monstrueux avant et maintenant. Parce qu’indubitablement, on sent en nous, le poids de cette culpabilité ancestrale qui nous empêche de vivre sereinement. Et tant qu’on n’aura pas dansé avec elle, tant la vie nous ramènera un événement qui rajoutera du poids à cette culpabilité et dans cette vie là !

 

DANSONS cette flamme qui est en NOUS, qui nous unit et qui nous connecte à ce pouvoir créateur dans cette incarnation.

Car cette vie humaine est une extraordinaire étape de plus. Un jeu de société où les dés sont toujours lancés pour nous faire avancer.

Soit on croit à la magie de notre pouvoir créatif en soufflant dessus avant de les jeter nous-mêmes sur le tapis de nos vies, soit on triche en se mentant à soi-même, soit on croit qu’on perdra tout le temps parce qu’on oublie les règles. Celles qui disent : Qu’importe qu’on gagne ou qu’on perde, l’important est de participer.

 

Voici un lien vers une petite vidéo qui en dit long : https://www.youtube.com/watch?v=v-gIo3QkqFM