Le monde change - J'y crois

Le 7 décembre 2015


Je crois personnellement en cette révolution intérieure qui s'opère en chacun de nous. 
Dans notre paradigme actuel, nous sommes obligés de passer par le chaos pour nous POUSSER à RÉVOLUTIONNER notre monde intérieur tout autant chaotique, pour nous POUSSER à nous ouvrir à l'autre, aux autres dans cette énergie d'amour, de compassion et de partage face à toute cette souffrance.

Aujourd'hui, nous regardons notre prochain différemment.
Quand il exprime sa souffrance, enfin nous l'entendons car nous conscientisons petit à petit que nous sommes tous UN.
SA SOUFFRANCE, C'EST NOTRE SOUFFRANCE.
Nous regardons de plus en plus de vidéos et de reportages sur des interventions humaines en tous genres qui rendent chacun de nous meilleurs. 
Je me surprends de plus en plus à verser une larme de joie quand je constate la solidarité de certaines personnes qui ne se connaissaient pas, face à un événement parfois anodin de la vie quotidienne.
Nous commençons à discuter du monde, de NOTRE monde.
Nous commençons à poser nos armes, même si cette colère nous pousse à les ressortir tout aussi vite.

Ce matin, à la lecture d'un mail avec ce lien :
https://avaaz.org/fr/climate_march_report_back_loc/

Une émotion de paix m'a envahie.
J'ai pu voir ces milliers de personnes soudées dans le monde, dans cette même volonté de sauver la planète, dont ne parlent pas automatiquement les médias.
Cela montre bien qu'autant il y a les guerres et de la violence montrées en permanence par les médias, autant il y a de personnes qui veulent et militent pour la paix.

Si nous accueillons la colère de notre voisin, de notre conjoint, de notre ami, de notre père, de notre collègue avec de l'amour, immédiatement, il ne voit plus pourquoi il l'était. Et si commencions par faire chacun cet effort et de nous détacher de l'émotionnel de l'autre quand il nous affecte personnellement, nous nous libérerons tous d'un poids. Celui de la culpabilité d'avoir, à notre tour blessé pour nous défendre mais aussi la satisfaction d'avoir AIMÉ au lieu de s'être battu.

Regardez votre propre violence intérieure.
Ecoutez-la. Respectez-la. Demandez-vous pourquoi elle est là.
Pourquoi vous sentez vous agressés? 
Ecoutez cet enfant qui crie en vous et qui réclame à ce qu'on l'écoute. Arrêtez de vouloir jouer à la guerre vous aussi.
Car la guerre est partout, même au seuil de notre porte, quand on ne respecte pas les limites de l'autre. Quand on ne veut pas le voir tel qu'il a envie qu'on le voit. Quand on gueule sur nos enfants.
On n'attire à soi que ce qui est en soi.
C'est une émanation très forte qu'on appelle la loi de l'attraction.

Ayez juste conscience de cela à chaque fois que vous vous sentirez agressés. Connectez-vous à cette part de vous mêmes qui a juste envie d'amour. N'alimentez pas la souffrance de l'autre en réagissant avec votre ego. N'essayez pas de le sauver non plus car vous serez frustrés.

Partez ou restez mais envoyez-vous beaucoup d'amour. 
Ca, c'est déjà une victoire et un début vers la paix universelle.

 

Cette quête de spiritualité, que nous menons tous, ne sert à rien tant qu'on ne se donne pas cet amour à soi-même.

C'est vraiment tout un cheminement.

Il ne suffit pas de se répéter en boucle : "Je m'aime, je m'aime mais qu'est ce que je m'aime et que je suis belle!". Il faut le vivre à travers son corps et à travers chacune de ses cellules en dé cristallisant toutes ces parties de soi rejetées et mal aimées.

Ca prend du temps. Des temps pour soi. Des temps à soi d'écoute et de ressentis intérieurs.

Après, ça demande de la lucidité également. Accueillir ce qu'on ne supporte pas en soi et donc dans les autres. Parce que du coup, avec les événements, cela intensifie nos ressentis. C'est comme si nous étions passés sur une autre fréquence et que nous étions connectés au monde.

Mais cette fréquence est brouillée par notre propre vécu qui remonte à très très loin.

Cette colère universelle nous ramène à nos propres sentiments d'injustice.

A notre propre enfant intérieur qui n'a pas toujours été écouté par les autres.

Cet enfant à qui ont disait de se taire ou qui a été violenté depuis des vies par des dictateurs.

Là, aujourd'hui, il a envie de s'exprimer car on l'a fait naturellement taire depuis toujours.

Je pense qu'il est nécessaire de plonger dans ces abîmes.

D'aller loin et de laisser diffuser en soi tout ce qui remonte.

Ne pas chercher à mettre des mots ou à l'identifier. Juste le vivre, le ressentir, le voir, l'aimer et le laisser te traverser. Et oui, ça se transforme petit à petit...

Et tu t'aperçois que tout ce que tu ne supportais pas avant devient insignifiant.

Et ta vision du monde devient plus lumineuse.

Je ressens que chacun est perdu et affecté en ce moment dans cette conscience collective.

Et forcément, tant qu'on n'aura pas identifié ces parts de soi rejetées et bafouées, on va avoir sur notre chemin des personnes qui vont nous les extraire pas forcément avec beaucoup de douceur.

Et ce sentiment d'injustice va être vraiment plus violent que d'habitude tant qu'on ne l'aura pas identifié à soi-même.